Prime COVID : les oubliés !

Ce matin des professionnels du CHU, dépités, ont interrompu le CTE pour réclamer 1500 euros pour tous. Ils ont exprimé haut et fort leur ressentiment face au mépris de la direction. Les critères de sélection utilisés par nos directeurs pour distribuer la prime à 1500 euros pour 40% des hospitaliers engendre incompréhension et un malaise profond. La direction se retranche derrière le décret pour expliquer et assumer ses choix. Pas un mot de regret quant à cette situation clivante, aucune ouverture sur une possibilité de rééquilibrage de la situation.

Quant est-il de l’utilisation des dons collectés lors de la crise? 613 200 euros ont été attribués pour l’usage des professionnels. Ne peuvent-ils pas servir à rétribuer tous les professionnels à hauteur de 1500 euros ? Non , cela va servir à l’achat de respirateurs, de matériels de protection ( masques, surblouses,…) financer des aménagements de locaux( unité post COVID MPR, salle de « respiration » ???) et surtout un projet QVT ! De surcroit le don d’un mécène pour des jouets attribués à la crèche hospitalière dans laquelle nombre d’hospitaliers ne peuvent pas y inscrire leur enfant. Tout ceci est décidé par un conseil d’administration, composé de ? On ne sait pas! Quoi qu’il en soit les dons pour les professionnels doivent revenir aux professionnels et à tous les professionnels !

 

Cet article a 1 commentaire

  1. Thierry M.

    Mouais … je suis un peu surpris (ou pas, d’ailleurs) du manque de communication autour de la répartition des primes et de l’opacité sur les montants attribués. Ceux qui ont 1.500 préfèrent se taire eu égard à ceux qui travaillé et n’ont eu que 500. Que dire de ceux qui ont eu 250 alors qu’ils ne sont pas venus du 1° mars au 30 avril … De plus cela nourrit tous les fantasmes sur les services récompensés (rémunération, standard, recrutement, admissions, …).
    Des miettes pour le centre de soins dentaires, la Chirurgie maxillo faciale, la Stomatologie, l’ORL, l’OPH… qui ont dû profondément se restructurer pour continuer à accueillir les patients susceptibles de perte de chance, de Cancérologie ou relevant de l’Urgence en étant parfois COVID diagnostiqués. Et en même temps ils ont dû déprogrammer des milliers de patients que nous sommes maintenant entrain de contacter sous la pression de notes de service nous engageant à reprendre l’activité normale au plus vite alors que nos arrivons en période de vacances estivales.
    Je ne parlerai pas des recommandations institutionnelles, parfois en contradiction avec celles des sociétés savantes, et qui arrivaient généralement le vendredi à 18:00 ou encore du mode opératoire de reprise d’activité reçu ce lundi qui nous expliquait comment faire ce que nous faisons déjà depuis des semaines.
    Bref ! Face à tous cela, on aura au moins le sentiment d’avoir fait au mieux notre job avec Qualité et Sécurité. Mais attention à la colère qui gronde.

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