Ségur de la santé : les cadres de santé veulent être reconnus à leur juste valeur.

Alors que les négociations sont en cours pour une revalorisation des grilles indiciaires de tous les agents du service publique hospitalier, les premiers échos ne sont pas très favorables pour les cadres. Nous ne sommes pas présents autour de la table des négociations, car non représentatif au Haut Conseil de la Fonction publique hospitalière toutefois notre syndicat Acteurs Santé CFE-CGC a fait des propositions pour le Ségur de la Santé. Nombre de nos adhérents sont cadres et nous défendons l’application d’une grille unique calquée sur celle des ingénieurs. Nous demandons une intégration des primes liées aux différents métiers d’origine (Veil, encadrement, NBI,…) afin de ne plus raisonner en cadres de santé de filières mais en cadres managers : à ancienneté égale, rémunération égale. Sans les cadres de santé l’hôpital public ne tourne pas. Pendant la crise sanitaire ils ont été en première ligne, sans compter leurs heures, pour permettre d’adapter leur service à l’accueil de patients COVID, augmenter le nombre de lits de réanimation, réorganiser les programmes opératoires, adapter les effectifs à la charge de travail en radiologie et dans les laboratoires, ou encore permettre aux résidents des EHPAD de rester en contact avec leurs proches. Les cadres de santé paramédicaux sont des managers d’équipes. Au CHU de NANTES ils sont responsables en moyenne de cinquante agents, les cadres supérieurs jusqu’à 950 personnes. Leur objectif malgré toutes les contraintes budgétaires est de garantir la sécurité et la qualité des soins. Ils sont soucieux de développer les compétences de leur équipe et de préserver des conditions de travail propices à leur épanouissement. La reconnaissance des compétences et de la responsabilité de l’encadrement doit être visible et cela passe par une rémunération à sa juste valeur : un manager ne peut pas gagner moins que les personnes qu’il manage ! Nous avons sollicité un entretien avec Olivier VERAN pour porter la parole des cadres de santé. Gageons que nous ne soyons pas forcés de déposer un préavis de grève pour être entendu…